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Les danseuses de flamenco, vêtues en habits de deuil, dansent et talonnent sur la pierre tombale du général Queipo de Llano, de sinistre mémoire, qui a ordonné les viols et les assassinats de femmes républicaines à Séville et en Andalousie de juillet 1936 à mars 1937 (estimés à 3000 victimes). Dans un discours radio repris pour cette cérémonie symbolique, ce dernier se félicitait du sort funeste réservé à ces femmes coupables de penser autrement.

1936 – 2013, Andalousie,  “Las mujeres, no olvidamos

Les femmes, nous n'oublions pas

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Le site de l’association IRIS pour la mémoire historique du camp républicain espagnol

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Dès le début du soulèvement  fasciste, le général Mola, l'un des principaux chefs avec Franco de la rébellion de l'armée contre la république, édicte un "bando de guerra" qui indique on ne peut plus clairement la dimension qu'ils entendent donner à l'affrontement avec le peuple : "Il faut semer la terreur, il faut répandre une sensation de domination en éliminant sans scrupules ni hésitations tous ceux qui ne pensent pas comme nous."

Seville, juillet 1936.

Le général putschiste  Queipo de Llano, va appliquer à la lettre ces consignes. Sous son commandement, les colonnes qu'il dirige sèment la mort et la terreur dans toute l'Andalousie. Mais il va donner une touche personnelle et particulièrement ignoble à cette entreprise d'extermination systématique des opposants.

Le 23  juillet 1936 il éructe à la radio une véritable apologie en forme de justification du viol des femmes par les troupes factieuses. Nos valeureux légionnaires et notre armée régulière ont montré à ces trouillards de rouges ce que sont des hommes véritables, et ils l'ont démontré dans le même temps à leurs femmes. Ceci est totalement justifié puisque toutes ces communistes et anarchistes prônent l'amour libre. Maintenant elles savent ce qu'est un homme véritable et non un pédé comme les miliciens. Pour autant qu'elles braillent et gesticulent elles n'y échapperont pas."

Seville, 24 mai 2013.

Parcourant vêtues de deuil le quartier de la Macarena où la répression fut particulièrement féroce, un groupe de femmes mène une action symbolique et extrêmement émouvante en hommage à toutes ces femmes humiliées, violées, assassinées par les hordes fascistes, en rebaptisant de leurs noms les rues de la ville où certaines d'entre elles avaient vécu.

Le point culminant de leur parcours est le dépôt d'une gerbe de fleurs blanches, portant des photos de femmes victimes, sur la pierre tombale du sanguinaire soudard dans la basilique où il est inhumé. Pour parachever leur courte manifestation, deux femmes dansent un sobre et douloureux flamenco, le zapateo de leurs talons martelant le nom du bourreau sur une copie de sa plaque mortuaire posée sur le parvis même de la basilique, cependant que résonnent les paroles de l'odieux discours.

À lire en espagnol : http://www.eldiario.es/andalucia/Homenaje-mujeres-represaliadas-Quiepo-Llanos_0_136136480.html

Vidéo à regarder sur YouTube : http://www.youtube.com/watch?v=ZyxeauT-ac0

Notre association

IRIS-Mémoires d’Espagne a été créée à TOULOUSE en 1996. IRIS signifiait au départ Itinéraires Recherches Initiatives du Sud. C'est aussi un papillon évoqué dans La Langue des Papillons, le superbe film de José Luis Cuerda (1999). Désormais, l'association travaille, avec d'autres, à la réappropriation de la mémoire historique du camp républicain espagnol et sur les enjeux mémoriels actuels en France et en Espagne.

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