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Le groupe El Comunero autour de Thomas Jimenez interprète des chants de lutte des années trente, restés à la postérité, mis en musique avec des accords d'aujourd'hui.

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Une photographie de l'exposition de Domingo Fernandez, "Ils ont un nom et un visage", mêlant une moitié d'image de la jeunesse de ces républicains et l'autre moitié prise de nos jours. Ici Rosa Laviña, aujourd'hui décédée. Deux images cousus par le fil de l'exil et aujourd'hui de la mémoire.

Du 15 au 19 avril à la salle Ernest Renan à Toulouse

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Le site de l’association IRIS pour la mémoire historique du camp républicain espagnol

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La Retirada :  semaine sur l’exil des républicains espagnols

 

Du 15 au 19 avril, et après nos "Fenêtres sur l'Espagne républicaine" à Cornebarrieu, le Centre d'animation des Chamois organise une semaine sur l'exil républicain à la salle Ernest Renan.  Au menu : une pièce de théâtre, une expo, un parcours de mémoire et deux concerts d'El Comunero.

 

Programme de la Semaine autour de l’exil des républicains espagnols

Expositions photo, parcours de émoire, théâtre et concerts sont au programme. Organisée par le Centre d’animation des Chamois - 05 61 57 99 28

Salle Ernest Renan, 5, chemin d’Audibert, 31200 Toulouse (métro ligne B, station 3 Cocus)

« Ils ont un nom et un visage » de Domingo Fernandez

Domingo Fernandez réalise des interviews filmées d’exilés espagnols dans le but de constituer un fonds d’archives consultable par tous. À cette occasion, il tire un portrait de chacun(e) d’eux qu’il associe à un portrait pris au temps de l’exil. Ce travail, accompagné de quelques entretiens vidéo rend hommage à tous ces anonymes combattants de la liberté.

Parcours Sur les traces des républicains espagnols, Lundi 15 et mardi 16 avril - 14 h 

Séance pour classes de lycée ou de troisième

Ce parcours de mémoire est une contribution de l’association IRIS-Mémoires d’Espagne avec le Centre Toulousain de Documentation sur l’Exil Espagnol (CTDEE) à la mémoire républicaine espagnole. 
Durée : environ 1 h 30 dans les rues de Toulouse suivi ou précédé, si possible, d’un débat, d’un film ou d’un échange avec un exilé.

 
Théâtre «Fragments d’Exil », Compagnie Le vent se lève
mardi 16 avril - 21h
Tarifs : 8/6/5/3 €

Février 1939. Quelque part, entre Bourg-Madame et Le Perthus, une femme passe la frontière fuyant la barbarie fasciste. Pleine de rage et de douleur mais digne et 
résolument debout, elle va poser le pied sur cette terre de l’exil. C’est la Retirada. Elle traîne avec elle une pauvre valise d’où surgissent, parmi ses souvenirs, des destins tragiques et poignants, ouverts sur l’espoir d’une nouvelle vie et d’un combat à poursuivre.

Comédienne : Danielle Catala 
Musique et interprétation : Tomas Jimenez 
Musicien : Mateo Jardat.
Les souvenirs d’exilés sont tirés du livre de Progreso Marin : «Exilés espagnols, la mémoire à vif» aux éditions Loubatières.

Concert El comunero, Chanson des luttes passées

 Jeudi 18 avril - 15h - séance pour les lycées

Vendredi 19 avril - 21h / Tarifs : 8/6/5/3 €

Venus de «L’Air de rien», des «Hurlements d’ Léo», ou d’Anakronik Electro Orkestra», les musiciens qui forment autour de Tomas Jimenez le groupe El Comunero interprètent les chants des luttes sociales de la révolution et de la guerre d’Espagne. Ils revisitent ce répertoire en lui insufflant l’énergie d’un rock puissant et mélodique ou en distillant une nostalgique douceur. Tout en donnant à ses concerts un caractère éminemment festif, mais sans jamais trahir le sens de cette histoire, le groupe se fait passeur de mémoire en inscrivant dans notre époque les luttes et les utopies de cette période tragique et flamboyante.

Sur les chemins de l’exil, la Retirada, février 1939


Le 14 avril 1931, deux jours après la victoire d’une coalition républicaine aux élections municipales, la Deuxième République est proclamée en Espagne. Dans toutes les villes du pays, le peuple en liesse manifeste son immense espoir dans l’avènement d’une démocratie qui mette un terme aux décennies d’obscurantisme et d’oppression qu’il subit. Il exige rapidement que cet espoir se traduise par des mesures sociales, politiques et économiques.
Le 18 juillet, cinq mois après la victoire du front populaire aux élections de février 36, les forces armées déclenchent le coup d’état qui ensanglante l’Espagne, abolit la république légitime et fait peser durant quarante ans, une chape de plomb fasciste sous l’oeil indifférent des démocraties occidentales. Fuyant les massacres et la terrible répression des franquistes, un demi-million d’hommes, de femmes, d’enfants, de vieillards, d’invalides ainsi que les derniers combattants républicains vont chercher refuge en France. C’est la Retirada. Les premiers camps sont ouverts sur le littoral méditerranéen, Argelès et Saint-Cyprien. D’autres suivront. Ce sont de véritables camps de concentration, cernés de barbelés et gardés par des troupes coloniales – spahis, tirailleurs sénégalais- et par des gardes mobiles. Des familles sont séparées, parquées dans des conditions indignes ; sans hygiène, sans eau et sans abri.
Après l’invasion de la France par l’armée allemande, des milliers de réfugiés espagnols s’engageront dans la Résistance. Beaucoup rejoindront les maquis et leur action s’avèrera décisive dans la libération de nombreuses villes du Sud-Ouest, comme Foix, Auch ou même Toulouse. Des milliers périront dans ce combat, beaucoup seront torturés ou déportés en Allemagne. Près de 7 000 mourront à Mauthausen. Toulouse deviendra la capitale de l’exil politique espagnol et sera durablement marquée par son apport culturel. Plusieurs lieux attestent encore aujourd’hui de cette présence espagnole et de nombreux toulousains sont les descendants de cet exil. 
Ces journées, que le Centre d’Animation des Chamois organise avec l’association IRIS-Mémoires d’Espagne, se veulent un hommage à tous ces hommes et toutes ces femmes antifascistes, combattants de la liberté, morts ou exilés de l’intérieur et de l’extérieur, et à toutes les victimes de la répression franquiste.

Domingo Fernandez, membre de l’association IRIS-Mémoires d’Espagne, 
commissaire de la Semaine de la Retirada

Créée en 1996, l’association IRIS-Mémoires d’Espagne travaille sur les enjeux mémoriels actuels de l’histoire de la IIe République espagnole. Elle organise ou coordonne des rencontres, conférences et manifestations.


Notre association

IRIS-Mémoires d’Espagne a été créée à TOULOUSE en 1996. IRIS signifiait au départ Itinéraires Recherches Initiatives du Sud. C'est aussi un papillon évoqué dans La Langue des Papillons, le superbe film de José Luis Cuerda (1999). Désormais, l'association travaille, avec d'autres, à la réappropriation de la mémoire historique du camp républicain espagnol et sur les enjeux mémoriels actuels en France et en Espagne.

Liens recommandés

Coordination nationale Caminar!

¡Caminar!

• Sur les procès Garzón :

Amnesty International


El Pais

• Chansons de la IIe République et de la Guerre civile par le groupe El Comunero :

El Comunero

 


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