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La place du Capitole, lieu traditionnel des rassemblements encore aujourd'hui, a accueilli de nombreuses manifestations anti-fascistes de l'exil espagnol.

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Sous les arcades du Capitole, la vision superposée du peintre Raymond Moretti de la guerre d'Espagne : le républicain fauché par une balle du photographe Robert Capa et l'horreur de Guernica vue par Picasso.

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Entrée du numéro 69 de la rue du Taur, à deux pas du Capitole. Autrefois, siège du Ciné Espoir, lieu de culture des exilés et siège du PSOE. Aujourd'hui, ce bâtiment rénové accueille la prestigieuse Cinémathèque de Toulouse et le festival Cinespaña, permanence de l'exil espagnol.

Photos Christian Lalanne/IRIS Mémoires d'Espagne

Toulouse : Les lieux de l’exil républicain espagnol 1/3

De la place du Capitole au 69 de la rue du Taur…

 

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Le site de l’association IRIS pour la mémoire historique du camp républicain espagnol

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Ce parcours de mémoire est une contribution de l’association IRIS Mémoires d’Espagne avec le Centre toulousain de documentation sur l’exil espagnol (CTDEE) à la mémoire républicaine espagnole. La mairie de Toulouse a édité un dépliant sur cette thématique en trois versions (français, castillan et anglais) en collaboration avec les Archives municipales de Toulouse.

Dans les années 1940 Toulouse comptait environ 200 000 habitants. Dès la fin de 1938 et début 1939, après la défaite de la IIe République espagnole, 500 000 Espagnols fuyant la terrible répression franquiste, s'exilèrent en France dans un exode qui représente le plus important vécu par notre pays et demeure dans l'histoire sous le nom de Retirada. Après leur passage dans les camps de concentration du Sud-Ouest (Argelès, Rivesaltes, Bram, Vernet d’Ariège, Gurs…) pour certains d’entre eux, le plus grand nombre vint s'installer à Toulouse soit environ 20 000 exilés soit 10% de la population d'alors, faisant de notre ville la “capitale de l'exil espagnol”. 

La place du Capitole
 De nombreuses manifestations anti-fascistes eurent pour point de rassemblement ou d’arrivée cette place. En 1946, Giral, président du gouvernement espagnol en exil est reçu par la mairie de Toulouse.

Les arcades du Capitole
 Parmi les nombreux tableaux qui tapissent les caissons sous les arcades du Capitole, signés par le peintres Raymond Moretti, on remarque la reproduction d’une célèbre photo du photo-reporter Robert Capa. Il s’agit d’un milicien républicain abattu en plein élan sur le front du Cerro Murciano, en Andalousie. Cette photo est devenue emblématique de la guerre d’Espagne (1936-1939). Parmi tous les événements de l’histoire de Toulouse, avoir retenir cette photo montre l’importance de l’exil.

69 et 71 rue du Taur
Au numéro 69, s’ouvrant sur une belle cour où se trouvait le Ciné Espoir, la Cinémathèque de Toulouse aujourd’hui, avaient lieu les représentations des groupes artistiques d’exilés. Les activités culturelles y étaient très importantes : théâtre, zarzuelas1, poèmes, chants, danses… La caractéristique principale est qu’il s’agit d’une authentique culture populaire créée par des gens qui travaillent et effectuent les répétitions après les heures de travail. J’ai ainsi pu voir le Malentendu d’Albert Camus en langue castillane. Et ceci sans aucune autorisation de traduction ! Que le festival de cinéma Cinespaña se déroule dans ce lieu peut se voir comme un symbole fort de la permanence de ces traces des exilés espagnols à Toulouse.

Au-dessus de cette salle, se trouvaient les bureaux du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et à côté au numéro 71, ceux du syndicat Union générale des travailleurs (UGT).

1. Sorte d’opérette typiquement espagnole.

 


Notre association

IRIS-Mémoires d’Espagne a été créée à TOULOUSE en 1996. IRIS signifiait au départ Itinéraires Recherches Initiatives du Sud. C'est aussi un papillon évoqué dans La Langue des Papillons, le superbe film de José Luis Cuerda (1999). Désormais, l'association travaille, avec d'autres, à la réappropriation de la mémoire historique du camp républicain espagnol et sur les enjeux mémoriels actuels en France et en Espagne.

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